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Archive for the ‘Opinion’ Category

Les effets de la hausse du prix du coton

Depuis le mois de septembre 2010, le prix du coton fluctue énormément. Cette situation a donc des répercussions sur les prix des vêtements promotionnels. À la blague, je dis qu’il pourrait être utile d’avoir une affiche ajustable, rappelant celle pour le prix de l’essence, indiquant le prix du coton pour la journée en cours. Je le disais à la blague jusqu’à ce qu’un fournisseur décide d’augmenter ses prix et ce, sans préavis.

Depuis un an, le prix du coton a connu des hausses importantes. Cette situation est parfois difficile à gérer et provoque des situations sur lesquelles nous n’avons aucun contrôle. Voici un exemple de situation que nous avons vécue dernièrement.

Je reçois un courriel avec une nouvelle liste de prix comportant des augmentations entre 5 et 7% effective depuis la veille et ce, pour toutes les commandes reçues et non-livrées et pour toutes les commandes futures… Mon réflexe est alors de me demander si j’ai bien lu, si j’ai bien compris. Les commandes envoyées à la fin de la semaine précédente seront facturées selon la nouvelle liste de prix?!?

La hausse du prix du coton est la même pour TOUTES les compagnies oeuvrant dans le textile. Pourtant seule cette entreprise nous arrive avec des augmentations aussi fréquentes. J’ai vraiment dû mal à comprendre leur fonctionnement. Depuis janvier, nous en sommes rendus à la troisième augmentation avec ce même fournisseur. Seule la première en début d’année a été signalée quelques jours avant l’entrée en vigueur. Dans les autres cas, nous sommes mis devant un fait accompli et ce, même pour des bons de commande envoyés mais non livrés.

Comment si retrouver et surtout comment ne pas rendre nos clients insatisfaits? Notre service étant plus que du simple logo au coeur, nous concluons généralement avec nos clients à un moment X, mais sommes prêts à commander quelques semaines plus tard seulement. J’ai beau aviser les clients de la hausse du prix du coton (pour justifier les prix déjà plus élevés que l’an passé ou qu’il y a 6 mois), alors comment justifier des hausses soudaines tel que nous subissons depuis le début de l’année?!?

Il est difficile de répondre à cette dernière question même pour nous qui oeuvrons dans ce domaine à temps plein. Je dirai que le moyen de « sécuriser » un prix est de commander le plus rapidement possible une fois la soumission acceptée. Consciente que certaines procédures ne permettent pas de commander aussi rapidement, il est possible de trouver différentes alternatives pour pallier à la situation. N’hésitez pas à nous en parler et nous vous proposerons des pistes de solution. La dernière année nous a, entre autres, permis de constater que certains fournisseurs sont plus stables que d’autres. Il nous fera donc plaisir de vous guider vers les compagnies qui offrent le plus de stabilité afin de prévenir ce genre de situations.

Marie-Claude Poulin
Direction des ventes et associée chez W2

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Catégories :Opinion

Les t-shirts québécois fabriqués en Chine

Il y a  sept ou huit ans environ, je tentais de décrocher un alléchant mandat de trente mille t-shirts (quantité qui ne court pas les rues sur le marché de l’article promotionnel Québecois). Destinés à une campagne de levée de fonds, les produits étaient vendus dans un réseau à travers le Québec. L’organisme mandataire avait comme principale exigence que le produit soit fabriqué localement.

Notre  proposition bien que compétitive fût rejetée; nos prix étaient de façon marquée beaucoup plus élevés que ceux de l’entreprise retenue pour réaliser  le mandat. En discutant avec le responsable de l’appel d’offre j’apprends que le prix du compétiteur est moins élevé que mon coûtant pour la matière première… en d’autres mots, il vend au client le produit imprimé incluant sa marge de profit en bas du prix que je paie le t-shirt sans impression. On parle ici d’une différence d’environ 30 à 40%. W2 est régulièrement confronté à des compétiteurs agressifs au niveau du prix. Face à notre expertise inégalée, ces derniers n’ont souvent qu’une seule arme pour nous déloger d’un mandat… couper et recouper dans leurs marges.  Dans le cas des 30 000 t-shirts, on parle ici d’un prix en bas du coûtant… désolé mais je connais très peu d’entreprises qui puissent se permettre de payer pour faire un commande aussi importante.

Un peu naïf à cette époque je m’expliquais mal comment un t-shirt québécois peut être réalisé à si bas prix… j’ai rapidement compris lorsque sans le savoir, ce compétiteur a demandé quelques jours plus tard, à un de mes fournisseurs une soumission pour changer 30 000 étiquettes sur un lot de t-shirts. Difficile à prouver mais tout laisse croire que les t-shirts étaient importés, maquillés et présentés comme des vêtements fabriqués localement.

Je demandais tout dernièrement à un fabriquant de vêtements québécois destinés au marché de la communication par l’objet s’il était confronté à ce type de situation. Sans hésiter sa réponse fût: «régulièrement».  Il m’a fait part du fait que certains fabriquants importent des t-shirts avec les cols et le bas non cousus. Une fois arrivés au Québec, il ne leur reste plus qu’à faire un minimum de confection et d’apposer une étiquette de fabrication canadienne. Il est par la suite très difficile de démontrer que le produit est à un très haut pourcentage fabriqué à l’étranger.

La hausse fulgurante du prix du coton que nous vivons actuellement n’arrangera sûrement pas les choses. Face à la réticence des clients à payer plus cher leurs vêtements promotionnels, certaines entreprises acculées au pied du mur seront en instinct de survie, et risquent de faire passer l’argent avant l’éthique.

Les principaux responsables sont certe les fournisseurs et les distributeurs, mais une part de la responsabilité revient à l’acheteur. Il aura le choix de fermer les yeux lorsque le produit lui sera présenté comme étant local mais à un prix illogique, ou bien de questionner le fournisseur et  s’assurer de l’origine réelle du produit.

Un calcul fort simple… quand le t-shirt est vendu moins cher que le prix du tissus au mètrage et qu’il faut un mètre pour confectionner un t-shirt, inutile d’être un grand mathématicien pour comprendre que le produit ne peut être fabriqué au Québec.

Catégories :Opinion

Packaging pour écouteurs Panasonic

Drôle de hasard… si hasard il y a!!!

Panasonic présente  ce packaging si beau et si simple qu’il nous porte à dire « Pourquoi n’y ai je pas pensé» … Et bien on dirait  qu’une étudiante de L’UQAM elle, y avait pensé il y a déjà quelques mois.

Aussi le design est à mon sens très fortement similaire à celui de Apple …

Voici le nouveau packaging de Panasonic

packaging panasonic

et celui de Corinne Pant de l’UQAM

packaging note

Catégories :Opinion

Tasse promotionnelle de Énergie Cardio

Tasse publicitaire pour Énergie Cardio

Tasse publicitaire pour Énergie Cardio

J’opte rarement  pour limiter nos créations à un positionnement de logo sur un objet.

Par contre, lorsque le logo du client est reconnu et que le produit est sélectionné avec soin ( en harmonie avec les caractéristiques graphiques de l’identification visuelle)… le résultat peut être très convaincant. C’est le cas de cette tasse publicitaire que nous avons réalisée pour Énergie Cardio. Je dois avouer qu’elle offre un très bon impact promotionnel.

Vous pouvez également voir un exemple de vêtement promotionnel réalisé pour ce client en cliquant ici

W2 : enfin, de la promotion vue comme un investissement plutôt qu’une dépense

Enfin! J’emploie le mot avec tout le sens qu’il doit avoir. En effet, les véritables professionnels sont rares en communication. Lorsqu’on en découvre un, il faut le mentionner, le citer en exemple et l’utiliser pour faire comprendre la façon de réussir des bons coups. Et W2 est justement ce type d’entreprise qui devrait servir de modèle à tant d’autres.

D’abord, rappelons la réalité telle que dépeinte par Ipsos Descarie, les spécialistes de la mesure de l’efficacité publicitaire. Entre 7 % et 9 % seulement des communications publicitaires atteignent vraiment leur objectif. On peut facilement appliquer ce constat au matériel promotionnel, très certainement avec un taux d’efficacité encore moindre. Si on résume l’approche développée par François Descarie, une bonne communication – ce qui inclut la promotion – doit traverser quatre portes pour être efficace.

– Elle doit être vue.

– Elle doit être appréciée.

– Elle doit être attribuée à l’annonceur.

– Elle doit être comprise.

Si on transpose cette logique dans le monde de l’article promotionnel, on constate rapidement de quelle manière la démarche de W2 permet de transformer la promotion en investissement rentable.

Pour être vu, un article promotionnel doit vivre et se démarquer. Par « vivre », il faut comprendre que l’objet doit avoir une existence réelle. Par exemple, s’il s’agit d’un t-shirt, il doit être porté par la personne qui l’a reçu, et cela, en public. Pas dans le sous-sol pour faire le ménage! De plus, le message transmis par l’article promotionnel doit être remarqué. Sans transformer le porteur du vêtement en placard publicitaire ambulant, il faut que le message soit visible. En Amérique du Nord, nous sommes littéralement assaillis par 4 000 à 6 000 messages chaque jour! Il y en a partout, de la publicité la plus traditionnelle à la plus avant-gardiste, imprimée, électronique, sonore, audiovisuelle, etc. Être vu dans de telles conditions exige que le support du message soit de qualité et distinctif.

Toutefois, être vu ne suffit pas. Pour être efficace, le message doit aussi être apprécié, attribué correctement à l’annonceur et compris par celui qui le reçoit. Dans « Comment faire des images qui vendent », j’explique en détail ce processus pour les messages publicitaires. Pour l’objet promotionnel, la même logique s’applique. Or, force est de constater que peu d’objets promotionnels parviennent à se démarquer efficacement. Voir le logo d’une entreprise sur un objet considéré comme laid, de mauvais goût ou de piètre qualité n’est pas un investissement pour l’annonceur. Recevoir un gadget qui épate par son originalité n’est pas plus efficace si aucun lien n’est fait avec celui qui l’offre.

C’est en analysant toutes ces contraintes qu’on comprend mieux l’avantage d’opter pour une approche comme celle (rarissime!) de W2. Pour l’annonceur, il ne s’agit pas de choisir un produit bon marché dans un catalogue et d’y appliquer son logo. L’action promotionnelle est développée de façon personnalisée. La création et la réalisation ont ensuite les caractéristiques requises pour l’article promotionnel soit vu et remarqué, qu’il soit apprécié et attribué correctement à l’annonceur, enfin que le message soit compris. Oui, compris! Car la promotion n’est-elle pas tout simplement un moyen particulier de transmettre un message précis à une clientèle potentielle. Sinon, s’il ne s’agissait que de donner un bidule quelconque de façon arbitraire à n’importe qui, l’annonceur pourrait se contenter de distribuer des pièces de monnaie sur la place publique! Dans bien des cas, cela lui ferait une meilleure image de marque!

Bref, en tant que professionnel de la communication et comme pédagogue, je me réjouis de voir que W2 fait la preuve, client après client, qu’il est préférable d’investir dans une stratégie promotionnelle de qualité, plutôt que dépenser dans une opération au rabais.

Cela me fait plaisir de le souligner!

Une opinion de Luc Saint-Hilaire, communicateur publicitaire, chargé de cours à l’Université Laval en design graphique, conférencier à la Fondation de l’entrepreneurship du Québec, auteur de « Comment faire des images qui vendent » et écrivain.